INHUMAIN


Le 11 juillet 2019 environ 120 personnes étaient évacuées d’un squat allées Dordins. Ces familles commençaient à s’intégrer doucement grâce au soutien d’habitants bénévoles, extraordinaires dansleur humanité, leur accompagnement et leur générosité. Malheureusement, malgré toute leur énergie, l’évacuation avec de fausses promesses de relogement, n’a pu être empêchée. Des lettres de bénévoles avec des témoignages poignants attestent de leur désespoir.
La démarche de ces citoyens saint-médardais, dont ils peuvent en être très fiers, méritent toute notre admiration.
Le maire et les élus de la majorité avaient le pouvoir d’empêcher cela. Ils ont préféré brandir le sentiment d’insécurité et la peur de l’autre.
Cette expulsion était décidée par la préfète alors que le maire en tant que 1er magistrat de la commune, pouvait réagir et intervenir en vertu de l’article L 2212-1° et 5° du Code Général des collectivités territoriales : « le Maire est investi d’un pouvoir de police générale qui lui offre la possibilité de prononcer la réquisition de locaux vacants nécessaires au logement des personnes ou des familles sans abri et ceci sans qu’un texte le prévoit expressément.
Il s’agit donc d’un pouvoir propre du Maire. Sa mise en œuvre suppose une situation d’urgence. 
C’était une situation d’extrême urgence. Rien n’a été fait pour aider ces familles en situation extrême, en détresse dont certains de leurs membres
étaient très malades (bébés, femmes, personnes âgées). Des témoignages de professionnels médicaux bénévoles le prouvent. Le maire a encouragé ces expulsions avec des risques de séparer des enfants de leurs familles.
Un maire qui prétend agir contre l’insécurité, aurait dû avoir l’intelligence de lutter contre l’errance en soutenant ces pauvres gens et non en les rayant de la carte de notre ville.
Les familles n’ont pas eu le droit de se réfugier dans ces maisons abandonnées. Le maire ne s’est pas opposé à leur destruction, bien au contraire. Il pouvait intervenir sur le volet sanitaire, améliorer,
réhabiliter au mieux les lieux en attendant des possibilités de relogement. Alors qu’il faudra attendre 2 ans avant que des travaux commencent allées Dordins.
Nous sommes sidérés de constater à quel point la majorité a manqué d’humanité et de discernement. Pourtant, ces gens fuient des guerres et l’insécurité de leur pays.