Contrainte des travaux du centre-ville sur notre cinéma

Intervention de Jacques GUICHOUX au conseil municipal du 27 juin 2018

Monsieur le Maire, mes chers collègues.
Je vais revenir sur le compte-rendu de la DSP que nous a présenté Madame Dumas. Je voudrais saluer le dynamisme, la créativité, et je dirais même, la dimension d’animation que Madame Dumas a déjà mis en avant de l’équipe Artec qui pilote notre cinéma. Je voudrais aussi saluer le décollage du cinéma en plein air et je vais dire que vous, vous avez conforté, c’est effectivement un travail qui est en place depuis quelques temps. Je voudrais aussi saluer cet aspect « art et essai » qui caractérise la programmation de notre cinéma et qui est, me semble-t-il, une réponse à une attente d’un certain public. Alors comme l’a dit Madame Dumas, en CCSPL le 4 juin dernier, nous avons auditionné notre délégataire, effectivement 2017 présente une petite baisse, 3% c’est vrai que c’est difficile par rapport à l’année précédente en matière de cinéma, c’est toujours compliqué parce qu’il y a des grandes années, il y a des films qui tirent la fréquentation et effectivement il ne faut pas que nous oublions que nous sommes aujourd’hui, à +85 000 entrées. Alors, clairement, il y a des raisons nationales qui font, qu’aujourd’hui il y a une chute de fréquentation, en particulier les pratiques des distributeurs qui font tourner de plus en plus les films qui n’ont pas trop le temps de s’installer et qui mettent en place un dispositif, de plus en plus de salles, de plus en plus de films dans un contexte malgré tout très concurrentiel avec en particulier, en ce qui nous concerne, le Pian Médoc et puis aussi, la concurrence d’autres usages. On sait très bien qu’une partie de la population aujourd’hui bénéficie d’outils sur internet, qui se positionnent en concurrence.
Mais au-delà de ces raisons, de cette baisse relative, il y a aussi probablement tout ce qui concerne l’environnement. Alors, ce soir je voudrais exprimer une inquiétude ou une alerte. J’ai bien
entendu qu’il fallait éviter de dire que le pire va arriver, donc je ne vais pas dire que le pire va arriver et je ne vais non plus pas dire que des allumettes vont flamber mais je vais reprendre les
propos des dirigeants d’Artec, que j’ai entendus. Je cite « On a vécu l’âge d’or du cinéma à Saint-Médard-en-Jalles », « on entame une pente descendante », « Blanquefort est passé de
65 000 à 28 000 et stagne depuis » premières paroles que j’ai entendues. Deuxième élément, les résultats d’Artec , Madame Dumas les a parfaitement rappelés, 15 000 euros cette année,
mais c’était 30 000 euros l’an passé et j’ai entendu de la part des responsables un questionnement sur le risque de ne pas atteindre l’équilibre l’année prochaine. Alors, je voudrais simplement dans cette attitude d’alerte poser la question comme l’ont posée les responsables d’Artec, et sans ré-ouvrir le débat des travaux qui ont lieu autour du cinéma, de l’impact que vont avoir ces travaux en matière de fidélité et de fréquentation. Parce qu’il y a un réel risque et on sait en matière de pratique culturelle que des gens qui ont des habitudes dès lors qu’ils en changent, il n’est pas toujours facile de les faire revenir. En marketing, on appelle cela la courbe d’hystérésis. Donc, je pense que très sincèrement, et ayant entendu les dirigeants d’Artec, qu’il faut faire preuve d’une grande vigilance et que tout doit être mis en oeuvre avec les contraintes des travaux pour que notre cinéma s’en sorte le mieux possible.
Et donc, parce que je ne veux pas dire que le pire va arriver, mais je sais que l’avenir parlera, les chiffres parleront, je vous donne rendez-vous sur les bilans de l’an prochain et l’année suivante,
c’est à dire sur les bilans 2018 et 2019.