Premières interrogations.

Les français viennent d’élire un nouveau président de la République et une nouvelle chambre des députés. Bien silencieux pendant les dernières semaines, 5 jours avant le 2ème tour des élections législatives, le maire a fini par déclarer son soutien sans réserve à la majorité présidentielle et à son candidat local, cela au grand dam de ses amis politiques et de la plupart de ses coéquipiers. Parmi les projets gouvernementaux clairement annoncés figurent diverses propositions qui auront un impact fort sur les collectivités locales.

Parmi ces propositions, nous voudrions évoquer deux sujets :

Comme ses prédécesseurs, le chef de l’état prévoit de nouvelles réductions des dépenses des collectivités locales (pour 10 milliards d’euros). Les communes subiront elles de nouvelles baisses des dotations de l’Etat ? Une mesure-phare concerne la suppression de la Taxe d’Habitation pour 80% des redevables : la compensation attendue de l’état fait courir un risque pour l’autonomie financière des communes, notamment celles qui grossissent. En effet, la compensation annuelle restera constante sans intégrer les besoins nouveaux dus à l’augmentation de la population. La commune devra alors soit augmenter la Taxe d’Habitation des 20% restant assujettis et pour tous la Taxe Foncière, soit réduire nettement les services publics locaux.

Qu’en pense et que fera le maire ?

Pour l’éducation, le nouveau gouvernement remet en cause la semaine de 4,5 jours de classe : la majorité municipale pourrait revenir à 4 jours. Le rythme de 4,5 jours mis en œuvre depuis 4 ans dans notre commune, doit être évalué avec sincérité, dans le seul intérêt des enfants sans se limiter à une analyse financière.

Qu’en pense et que fera le maire ?

Plus que jamais, nous resterons au Conseil Municipal un contre-pouvoir constructif mais surtout vigilant.