Le maire préfère la polémique au débat d’idées

Dans sa précédente tribune, la majorité vous trompe.

Nous n’avons jamais voté contre la création de l’épicerie sociale, nous nous sommes ABSTENUS en disant :

«Ce dossier ne nous semble pas assez fourni et reste imprécis, sur les principes, la démarche de développement social et sur les missions d’accompagnement que vous souhaitez mettre en place. Nous notons un mélange des genres et une confusion entre le rôle attendu des centres sociaux et celui que vous voulez donner à l’épicerie sociale. En l’absence de précisions, nous nous abstiendrons et serons extrêmement vigilants sur son évolution. En fonction du contenu et de la progression du dossier et des informations que vous nous transmettrez, nous serons prêts à revoir nos positions»

Le social est pour l’opposition de gauche sa raison d’être dans une société difficile pour les plus fragiles d’entre nous.

Pas question de donner un chèque en blanc à cette majorité: voilà notre conception d’une opposition vigilante.

Pourquoi supprimer une association qui intervenait en matière de médiation sociale pour municipaliser ce service et créer une association pour gérer l’épicerie solidaire alors que le CCAS, comme ailleurs, pouvait le faire?

La majorité municipale ne devrait pas attaquer les élus de gauche sur le terrain du social: nous n’aurions pas rendu payant les TAPS, pas augmenté la restauration scolaire surtout pour les plus démunis, pas augmenté les impôts pour financer des dépenses inutiles (communication luxueuse et outrancière, projet de refonte de la place de République) et de prestige (repas de gala lors de la clôture du Festival Big Bang au CAPC de Bordeaux. M. Mangon n’ayant pas trouvé dans notre ville une salle à sa (dé)mesure).

30 ans de gestion par la gauche de cette ville plaident pour elle en matière de social. Depuis avril 2014, nous constatons plus de reculs que d’avancées.

Le groupe PS-PRG : Bernard Cases, Véronique Durand, Jacques Guichoux, Dahbia Rigaud