Bonne année 2015 ?

Les Assises du monde associatif à peine terminées et déjà les associations saint-médardaises se réveillent, avec la gueule de bois. Trois d’entre elles se retrouvent du jour au lendemain privées de tout financement et sommées de quitter la ville. Le lien entre ces trois structures, TEPACAP, chargé de la prévention, le PLIE, en charge de personnes au chômage et MÉDIAS CITÉ qui revendique un accès à internet pour tous, est qu’elles rendaient un service gratuit, efficace et accessible à tous. C’est avec une particulière violence que le maire a agi, d’abord envers les personnes qui travaillent dans ces associations (licenciement, déplacement du personnel, déménagement immédiat) mais aussi envers leurs bénéficiaires :

– TEPACAP accompagnait plus de 140 jeunes par an afin de prévenir leur marginalisation et les  sortir de la  spirale de l’échec. Depuis 1999, 6290 familles ont rencontré les éducateurs de TEPACAP.

Que vont-ils devenir en 2015 ? Le PLIE accompagnait plus de 200 personnes de notre commune par an, des chômeurs de longue durée, des jeunes peu ou pas qualifiés, des travailleurs handicapés.

Que vont-ils devenir en 2015 ? MÉDIAS CITÉ, hébergeur gratuit de sites internet de 80 associations locales, assurait des actions de prévention sur les usages numériques et accompagnait les seniors pour faciliter leur maintien à domicile.

Qui va assurer ce service en 2015 ? Le maire justifie cette déci­sion par des raisons budgétaire. Le coût financier et social sera bien supérieur aux économies imaginées !

Comment remplacer les travailleurs de TEPACAP qui inter­venaient dans la ville, dans les collèges, le jour et la nuit ? Un maillon de la chaîne prévention/répression nécessaire à l’équilibre et au calme d’une ville, vient d’être cassé.

La ville ne touchera plus les fonds européens que seul le PLIE lui permettait de recevoir.

Pour MÉDIAS CITÉ, 80 associations sans site Internet, vont devoir rechercher un hébergement.

Par pure idéologie, le maire a décidé de toucher le tissu associatif. Il faut savoir que, désormais, dans notre ville, le mot solidarité a changé de sens et qu’une politique à courte vue, insensible à des considérations humaines, est en marche.

Bernard Cases, Bruno Cristofoli, Jacques Guichoux, Serge Lamaison, Carmen Legay